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Frédéric Baylac : "...l’objectif en 2015, c’est des podiums et en 2016 des victoires"

29/04/2015 Imprimer

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Nous sabreurs embarquent pour Madrid afin d'y disputer la première épreuve qualificative pour les jeux Olympiques de Rio. Particularité pour cette arme, seule l'épreuve individuelle est "ouverte" lors de cette olympiade. 

Nous avons posé quelques questions à Frédéric Baylac, l'entraineur. Rencontre. 


1) Bonjour Frédéric Baylac, dans quel état d’esprit abordez-vous la course à la qualification olympique ?

Confiant, depuis mon arrivée le groupe progresse et il n’y a aucune raison pour que cela s’arrête. Les 2 derniers résultats, avant cette course olympique, doivent booster le groupe.

 

2) Au début de cette qualification, quelles sont les forces en présence au niveau international ?

Pour le sabre homme, c’est une qualification individuelle. Donc les forces en présence sont nombreuses. 3 nations sont dominantes en nombre dans les 14 premiers mondiaux : Russie, 4 tireurs, Italie, 4 tireurs, et Corée 3 tireurs donc ensuite on retrouve des individualités 1 à 2 tireurs par nations. Le niveau d’ensemble est très homogène : Une vingtaine de tireurs sont capables de faire une finale. Rappel, seul 2 tireurs au maximum par nation seront sélectionnés.

 

3) Comment se place l’équipe de France dans cette hiérarchie ? Quelles sont vos forces et vos faiblesses ?

L’objectif en 2014, c’était des finales à 8 ; l’objectif en 2015, c’est des podiums et en 2016 des victoires. A Séoul, pendant le dernier Grand Prix, les Allemands ont dit que les Français avaient appris à gagner. Depuis 2 saisons, 2 tireurs auraient été qualifiés pour les JO si la sélection s’était arrêtée en 2014 ou à ce jour : Nicolas Rousset et Vincent Anstett. Pour l’instant, seul Nicolas a montré qu’il était capable d’atteindre un podium individuel mais que cela soit Vincent, Bolade Apithy ou Julien Medard, des podiums sont à leur porté car techniquement, physiquement, et tactiquement ils se rapprochent des meilleurs. Leur point faible, c’est leur capacité à s’investir mentalement dans le match, à gérer émotionnellement  le combat et à répéter cela sur l’ensemble de la compétition.

 

4) Comment jugez-vous l’état de forme de vos tireurs à quelques jours de la première épreuve qualificative ?

Le calendrier étant ce qu’il est, nous venons de terminer une longue période de travail donc la troupe est un peu fatiguée. Pour l’instant, aucune blessure sérieuse n’est à signaler et tout le monde est opérationnel pour cette 1ère épreuve. Si cette épreuve est importante car la première, c’est l’enchainement, GP Moscou (29-30 mai), Europe (6-11 juin) et Monde en juillet qui est prépondérant.

 

5) Les championnats d’Europe et du monde sont deux épreuves décisives dans la course à la qualification. Comment préparez-vous ces deux rendez-vous ?

Pour une course olympique individuelle, les championnats du monde sont très importants, c’est un peu moins vrai pour les championnats d’Europe. Suite à la première sélective, nous alternerons des périodes de repos et de travail qualitatif de manière à retrouver de la fraicheur et de l’envie. Les sélectionnés pour les Monde participeront à un stage terminal (sabre hommes et dames) à Forges les eaux afin de finaliser notre préparation comme la saison précédente. Il n’y a pas une approche particulière pour cette compétition car cela fait 2 saisons que l’on se prépare à vivre cette épreuve et cette année de sélection olympique. 

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